L’écrivain et ex-milliardaire Paul-Loup Sulitzer n’a plus d’argent: «Je vis au ras des pâquerettes, mais c’est pas grave»

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Même s’il est fauché, Paul-Loup Sulitzer reste résolument tourné vers l’avenir.
Même s’il est fauché, Paul-Loup Sulitzer reste résolument tourné vers l’avenir. - D.R.

Il a vu trop d’amis disparaître ces derniers temps et a bien cru, après plusieurs opérations, lui aussi « crever ». Mais tel le roseau, l’écrivain ex-milliardaire plie mais ne rompt pas. Ses projets, littéraires et autres, lui font garder le sourire.

Comment allez-vous Paul-Loup ? Vous avez perdu quelques kilos non ?

Oui, 5 kilos en trois semaines ! Je fais un régime, avec suivi médical. C’est essentiel pour ma santé ! Je dois perdre, à long terme, entre 20 et 30 kilos. Je suis suivi à l’hôpital de Charleroi. Là-bas, je fais de la rééducation, du sport. Et je nage aussi une heure par jour.

Bruxelles, où vous vivez, ce n’est évidemment pas le même décor que l’île Maurice, où vous vous étiez installé il y a quelques années…

Non, mais dans l’immeuble dans lequel j’habite, il y a une piscine.

Pourtant, c’est peut-être difficile à croire pour certaines personnes, mais vous êtes loin de mener la grande vie ici ! Vous n’êtes plus milliardaire…

Oh non ! Mais j’ai un avantage inouï : je ne suis pas matérialiste. Je vivais dans un palace à Paris de plus de 400 m²... Mon appartement était même considéré comme l’un des plus beaux de toute la ville et, aujourd’hui, je vis dans un petit appartement dans les toits. Ce n’est pas grave. L’argent pour moi est un moyen, pas une fin.

Hier milliardaire, aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je n’ai pas d’argent, je vis au ras des pâquerettes ! (il sourit) Mais j’ai une richesse formidable qui est dans mes projets. Je trouve très triste de ne rien faire. C’est pourquoi j’ai toujours des projets, et ce n’est pas dans le but de me refaire financièrement. J’ai la chance d’avoir autour de moi Supriya qui est mon associée, et Manish. Je les considère aujourd’hui comme ma famille, ma famille de cœur.

Et votre famille de sang, vos enfants, vous les voyez encore ?

(silence) Pas souvent.

Concrètement, vous vivez d’une petite retraite ?

Oui une retraite de France, mais moins de 1.500 euros par mois car l’État me saisit une partie. Mon divorce, il y a des années, m’a coûté très cher. […]

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