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Attaque à Paris: voici Hamou B., le principal suspect, un Algérien en situation irrégulière connu de la police

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Une nouvelle attaque a visé les forces de l’ordre mercredi lorsqu’une voiture-bélier a blessé six soldats à Levallois-Perret (Hauts-de Seine), avant d’être interceptée dans l’après-midi sur une autoroute dans le Pas-de-Calais, et le principal suspect arrêté. Il a été identifié, d’après plusieurs médias français, comme étant un Algérien en situation irrégulière. Hamou B., né en 1980 et domicilié dans les Yvelines, serait connu des services de police pour des petits délits, mais pas fiché S.

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Après plusieurs heures de cavale, l’homme a été arrêté sur l’A16 au niveau de Leulinghen-Bernes (Pas-de-Calais) lors d’une interpellation « musclée » : il a été blessé par des tirs de policiers alors qu’il tentait de fuir. Un policier « a été blessé par balle à la jambe lors de l’intervention », selon une source policière.

Les forces de l’ordre traquaient ce véhicule qui a pris la fuite après avoir foncé sur le groupe de soldats déployés dans le cadre de l’opération antiterroriste Sentinelle, quatre jours après une tentative d’attaque contre d’autres militaires à la tour Eiffel.

Le gouvernement a rapidement dénoncé un « acte délibéré » et le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête.

Pour échapper à son arrestation, le conducteur a percuté un ou plusieurs véhicules et les policiers ont fait feu à plusieurs reprises. Le suspect, né en 1980, a été blessé, tout comme un policier, touché par balle à la jambe, selon une source policière. Il a été confirmé que sa puissante voiture de location était bien celle qui avait percuté les militaires vers 08H00 au centre de Levallois-Perret (nord-ouest de Paris).

Trois des militaires ont été très légèrement blessés à Levallois-Perret, les trois autres ont été plus grièvement atteints mais leur état de santé « n’inspire plus d’inquiétude », selon le Premier ministre Edouard Philippe.

L’attaque, dont les motivations restent inconnues, a eu lieu dans une banlieue cossue qui abrite plusieurs services phares de la lutte antiterroriste en France, notamment la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Elle s’est déroulée dans une rue piétonne, devant un immeuble de 12 étages au rez-de-chaussée duquel les militaires disposent d’un local prêté par la mairie.

« Une voiture qui était dans le quartier est arrivée » vers le groupe de soldats, « elle roulait doucement, à cinq mètres à peu près des militaires, elle a accéléré de manière à pouvoir les percuter », a expliqué le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Un témoin, cité par BFMTV, a précisé avoir vu la voiture rentrer d’abord « dans trois militaires » puis « dans trois autres ». « La voiture attendait les militaires » et « elle est partie direct » sur eux, a-t-il ajouté.

Selon M. Collomb, c’est la sixième fois que des militaires de l’opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de janvier 2015, sont pris pour cible.

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