L’horreur à Sivry-Rance: les parents abusaient de leurs enfants et filmaient leurs ébats!

D.R.
D.R.

Une petite fille avec un godemichet dans la bouche. Une autre enfant qui fait une fellation à son beau-père. Une fillette qui caresse sa belle-mère. Ce sont des milliers de photos et de vidéos qui figurent au dossier, montrant des actes sexuels débridés. Une horreur abjecte. Au point que les psys qui ont examiné Guy et Sandrine estiment que toute thérapie est inutile dans leur chef, seule la répression, la prison, peut fonctionner pour ce couple infernal. C’est rare que des psys rendent un avis aussi négatif, utilisant même des termes comme « sadisme phallique ».

Dénoncé par sa fille

« Papa m’a fait des photos toute nue. Il m’oblige. Il m’a fait sucer son zizi. » Le 10 août 2017, lorsque l’épouse de Guy reçoit ce petit mot griffonné par sa fille de 9 ans et demi, elle s’effondre en larmes et fonce à la police. C’est le début de l’enquête. La suite, c’est l’horreur: elle découvre que, depuis qu’elle fait chambre à part avec son mari dont elle ne supporte plus les exigences sexuelles, il s’est rabattu sur sa fille de 6 ans et sur son fils et qu’il filme tout… La petite parle d’autres petites filles, les enfants d’une amie de son papa, qui font des « choses » avec lui. Aux enquêteurs, la petite fille dira: « Je veux que la police mettre mon papa en prison » C’est effectivement là qu’il se trouve depuis août 2017.

15 ans et 18 ans

Guy W. ne s’est pas présenté au tribunal. Son amie, Sandrine, est comme lui, accusée de viols, d’incitation à la débauche et de production et de détention de matériel pédopornographie. Elle ne dit pas grand-chose, Sandrine: « Je suis en partie coupable. » Pourtant, elle figure sur les dizaines de milliers de photos où figurent deux de ses 7 enfants et les filles de Guy. Lui, il a longtemps nié, malgré les photos, « des photos artistiques » dira-t-il… Avant de passer aux aveux: « C’est Sandrine qui voulait et qui m’a proposé ses filles.  »

Les parties civiles, Me Danhier, Me Gobbe et Me Bastianelli ont décrit les souffrances vécues par les jeunes victimes et leur difficulté à remonter la pente: « C’est déjà difficile de regarder les photos. Alors imaginez ce que c’est de vivre tout ça. »

Pour le premier substitut Sandrine Vairon, il s’agit d’un dossier épouvantable avec des « parents » qui ont transgressé toutes les règles vis-à-vis de leurs enfants. Des pervers dont les psychiatres disent eux-mêmes « qu’une thérapie n’est pas souhaitable car elle leur permettrait de renforcer leur perversité et de se perfectionner pour éviter d’être pris dans le cadre d’une récidive qui est hautement probable. » Elle a donc requis 15 ans minimum pour Sandrine et 18 ans minimum pour Guy W.

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