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En recul à Bruxelles, le MR fait valoir ses «très bons résultats» en Wallonie (vidéos)

En recul à Bruxelles, le MR fait valoir ses «très bons résultats» en Wallonie (vidéos)
Belga

Selon des chiffres provisoires, le MR engrangerait au moins 95 mayorats en Wallonie, là où il en avait 94 en 2012, et assurerait 66 majorités absolues, pour 57 six ans plus tôt. Le parti est premier aux conseils des provinces de Namur et du Brabant wallon et deuxième en Hainaut, Liège et Luxembourg.

Ces «très bons résultats», selon les mots du Premier ministre Charles Michel, ne se traduisent toutefois pas au pourcentage de voix obtenues, qui montre une lente érosion: le MR est descendu de 27,7% aux provinciales de 2012 à 23,7 cette année (-4 pts), en passant par 25,8% en 2014 sur des circonscriptions similaires. «Mais c’est plus de 3 points de plus que ce que prédisaient les récents sondages», nuance Olivier Chastel.

La baisse est en outre moins forte que celle du PS, ce qui fait que les deux formations sont désormais «au coude-à-coude» pour la place de premier parti au sud du pays, notait pour sa part le Premier ministre Charles Michel. «L’écart est très faible» (moins de deux points de pourcentage).

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Pour le chef du gouvernement fédéral, cela signifie que le PS, qui s’est montré dur contre sa politique, ne profite pas de cette attitude. «Cela montre la solidité du MR dans un moment qui n’est pas simple pour les partis traditionnels», commente M. Michel.

La situation est moins bleue lorsque sont abordés les résultats à Bruxelles. Le MR constate surtout la percée d’Ecolo, «un vote d’adhésion lié à des thématiques d’actualité (climat, pollution, santé alimentaire), qu’il faut prendre en compte», selon Olivier Chastel. Il n’élude pas la montée du PTB, «un vote de rejet dont bon nombre de partis traditionnels - même le MR - ont subi l’impact».

Mais il refuse de lier ces résultats au rejet des politiques fédérales, étant donné que les difficultés des réformateurs se traduisent aussi dans d’autres grandes villes. «Je n’ai pas le sentiment, au regard de nos performances en Wallonie en particulier, que l’influence du Fédéral a été prégnante sur les résultats du MR». Quelques jours avant les élections, M. Chastel reconnaissait cependant que les candidats MR ont été souvent interpellés sur ces politiques fédérales.

Dans la Région-capitale, les réformateurs ne préserveraient que deux mayorats (Uccle et Etterbeek) là où ils en avaient 6 en 2012. Ils ne participeraient plus qu’à 6 majorités, au lieu de 13. Mais des négociations sont toujours en cours. En périphérie, le MR préserve son mayorat (Wezembeek-Oppem) et resterait présent dans quatre collèges.

A cet égard, le MR est victime «d’alliances post-électorales», déplorent les réformateurs. Au-delà des majorités constituées sur le succès d’Ecolo, ils se montrent amers face à «une volonté du PS de nous écarter partout où c’est possible».

«Nos résultats à Bruxelles réclament une analyse», concède Olivier Chastel. Alors que ce scrutin n’a pas permis à son parti de percer dans les grandes villes, le MR examinera, dans l’élaboration des programmes pour les élections de mai 2019 (Régions, Fédéral, Europe) si ses politiques en environnement et climat sont suffisamment expliquées.