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Elections communales 2018: «Le PS reste le premier parti en Wallonie et à Bruxelles» souligne Di Rupo

Elections communales 2018: «Le PS reste le premier parti en Wallonie et à Bruxelles» souligne Di Rupo
Photo News

Le parti ne fanfaronne pas mais constate qu’il fait mieux que ce que les sondages lui prédisaient. Il progresse en nombre de bourgmestres et de majorités à Bruxelles et cette tendance pourrait également être observée en Wallonie, en fonction des négociations en cours.

Le parti socialiste observe que là où il a entendu l’appel au renouvellement, l’électeur lui a témoigné sa confiance. D’autres ont salué une bonne gestion communale. C’est ce même appel au changement que l’électeur a voulu signifier en plébiscitant Ecolo et le PTB, et le parti socialiste ne restera pas sourd au message envoyé. Sans que le Boulevard de l’Empereur ne donne des consignes à ses sections locales, des majorités de progrès sont encouragées «là où c’est possible», en fonction des réalités de terrain. Certaines thématiques liées à la qualité de l’environnement et à la gouvernance doivent pouvoir être portées.

A Bruxelles, le bourgmestre sortant Philippe Close a scellé un accord de majorité avec les écologistes. A Charleroi, Paul Magnette entamera des discussions avec le PTB, ce sera aussi le cas à Molenbeek et à Herstal (même si Frédéric Daerden y a confirmé sa majorité absolue). A Liège, le bourgmestre Willy Demeyer organisera des discussions bilatérales avec l’ensemble des partenaires susceptibles de composer la future majorité, le PTB, le MR et Vert Ardent.

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort observe que les thématiques que la droite, incarnée par le MR et la N-VA, ont voulu imposer dans la campagne pour les élections dans la capitale n’ont pas fonctionné. «Les gens sont préoccupés par l’environnement et la qualité de l’air», a-t-il dit.

A l’instar de Rudy Demotte ou d’Ahmed Laaouej, certains mandataires socialistes font une différence entre le discours de certains partenaires et la réponse concrète proposée selon eux par le parti socialiste aux besoins de la population. A cet égard, «il y a des espaces de dialogue» chez Ecolo, constate Rudy Demotte.

A Tournai, où Rudy Demotte dit ne pas être meurtri de s’être fait dépasser par son «camarade» Paul-Olivier Delannois dans la course à l’écharpe maïorale, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles se réjouit surtout d’avoir pu rejeter dans l’opposition «un emblème du gouvernement réactionnaire» en la personne de la ministre MR Marie Christine Marghem.

Le PS est d’ores et déjà en ordre de marche pour la prochaine campagne de mai 2019. Pour répondre aux demandes de décumul, certains devront opérer un choix entre leurs fonctions. C’est le cas de la députée échevine Karine Lalieux qui a été plébiscitée à la ville de Bruxelles. «Je ferai un choix en 2019», a-t-elle indiqué.

Le président du PS Elio Di Rupo est prêt, lui, à emmener ses troupes. Lundi, il a fait applaudir son successeur à la ville de Mons, Nicolas Martin.