Philippe revoit son fils huit ans après que sa femme l’ait enlevé sans dire un mot: «J’ai tout imaginé, un accident, un suicide»

Philippe revoit son fils huit ans après que sa femme l’ait enlevé sans dire un mot: «J’ai tout imaginé, un accident, un suicide»
D.R

« À l’époque, il a fallu attendre une semaine avant que la police accepte ma plainte pour enlèvement. Mireille a eu tout le temps de s’enfuir et de brouiller les pistes puisque personne ne la cherchait !  », déplore Philippe, le père de Maxence. L’histoire se déroule dans la ville de Briançon dans les Hautes-Alpes.

Il y a trois enfants : Marie-Flore, 16 ans, et Alexandre, 10 ans, les premiers enfants de Mireille et puis Maxence, 6 ans, l’enfant du couple. Le 28 juin 2010, Philippe s’absente pour s’occuper de sa mère. «  À mon arrivée, j’ai appelé à la maison, j’ai parlé à Maxence, tout allait bien  », explique-t-il.

À son retour, une semaine plus tard, sa femme et les deux garçons ne sont plus là. « J’ai pensé qu’elle était partie faire des courses. » Mais il remarque vite que les papiers d’identité ne sont plus là.

Plus aucune trace d’eux… « C’est terrible de ne rien savoir. J’ai tout imaginé, un accident, un suicide », dit-il tristement. L’homme a perdu 12 kg.

Philippe a même fait une grève de la faim : «  Je voulais attirer l’attention de la police et de la justice pour qu’enfin on me tienne au courant de l’enquête et qu’on prenne au sérieux ma situation. C’était inconcevable qu’on ne la retrouve pas, alors qu’elle était fichée à Interpol.  »

Et c’est ce 24 août qu’il a enfin eu des nouvelles ! Huit ans après… Mireille en personne au téléphone lui annonce qu’elle revient avec les enfants.

Elle a expliqué lors de sa garde à vue qu’elle s’était enfuie en Pologne car le père d’Alexandre était violent avec lui. Il avait toujours un droit de visite. Elle a donc demandé à son autre fils, Maxence, avec qui il voulait vivre et il l’a suivie.

Les enfants n’ont pas été à l’école ni chez le médecin pendant huit ans. «  On demande ça à un enfant de 6 ans ? Mon fils n’avait rien à voir avec cette histoire. J’ai payé les pots cassés alors que je n’ai rien fait. Elle n’a même pas laissé une lettre à sa fille aînée qui a, finalement, été placée en foyer. J’ai appris qu’en Pologne, ils avaient vécu clandestinement dans une cabane en bois et les enfants étaient livrés à eux-mêmes pendant que leur mère travaillait dans un restaurant. Ils jouaient toute la journée aux jeux vidéo, ils n’ont pas été scolarisés, ni soignés pour ne pas se faire repérer. Maxence a le niveau scolaire d’un enfant de 7 ans. Je m’inquiète pour son avenir . », s’insurge le papa.

La maman a été condamnée à 18 mois de prison ferme.

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