Trois sociétés de transport de Waremme suspectées de fraude sociale et de traite d’êtres humains

Les sociétés sont renvoyées devant le tribunal correctionnel.
Les sociétés sont renvoyées devant le tribunal correctionnel. - Arch.SP

L’affaire avait été révélée en janvier 2015 après la blessure encourue par un des chauffeurs. L’auditorat du travail avait instruit l’affaire et dénoncé des faits de traite d’êtres humains et une fraude sociale réalisée par trois sociétés actives dans le transport routier international et basées à Waremme. Ces trois entreprises appartenant à une même famille sont suspectées d’avoir utilisé des sociétés fictives basées en Slovaquie pour engager des chauffeurs et détourner les montants de l’ONSS. 183 ouvriers chauffeurs sont concernés.

Trois sociétés belges (dont une est tombée en faillite), trois autres slovaques et quatre personnes physiques avaient comparu devant la chambre du conseil. Celle-ci a décidé d’un renvoi général devant le tribunal correctionnel.

Selon les avocats des inculpés, une question fondamentale sera posée au moment d’examiner le fond du dossier, relative à l’application par la Belgique de la législation belge et non pas de la législation européenne.

En raison du montant des cotisations éludées, qui s’élèverait à deux millions d’euros, l’affaire pourrait avoir des conséquences financières très importantes en termes d’amendes en cas de condamnation des sociétés impliquées.

Notre sélection vidéo