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Coupe du monde de hockey: Loïck Luypaert promet de ne «plus se relâcher comme à Rio»

Coupe du monde de hockey: Loïck Luypaert promet de ne «plus se relâcher comme à Rio»
Belga

Vingt-quatre heures avant leur important rendez-vous contre l’Angleterre en demi-finales de la Coupe du monde de hockey, samedi à Bhubaneswar, les Red Lions ont profité d’une journée de récupération après leur qualification pour le dernier carré aux dépens de l’Allemagne, jeudi soir en Inde. Au programme, une longue séance de décrassage, composée d’activation musculaire et d’étirements en matinée, suivie d’analyses tactiques durant l’après-midi.

Comme annoncé avant leur départ en Asie, les hommes de Shane McLeod n’ont pas modifié leur discours d’un iota et sont bien décidés à concrétiser cette fois leur désir de médaille d’or dans un tournoi majeur.

« Il y a quatre ans, après une victoire aussi importante que celle d’hier (jeudi) on aurait pu tomber dans le piège de se dire qu’on a réussi le plus dur et laisser retomber la pression », a confié Loïck Luypaert, le défenseur central des Red Lions.

« Mais après l’expérience de Rio, nous nous sommes dit dans le bus qui nous ramenait à l’hôtel hier soir que nous devions tous très vite nous calmer. Nous avons fauté à Rio en étant trop élogieux à la suite de notre victoire en demies contre les Pays-Bas. Ce matin tout le monde était retombé les pieds sur terre. Le succès contre l’Allemagne était juste une étape de plus vers notre objectif, et même les petits jeunes ont écouté les anciens », a apprécié l’Anversois.

La défense a été l’une des clés du succès en quart contre la Mannschaft. « Malgré une seule petite erreur en début de rencontre, notre structure défensive est bien place. Cela va nous aider pour les prochains matchs », ajoute Gauthier Boccard, qui n’a pas vécu le précédent duel contre l’Angleterre en Coupe du monde, en 2014 à La Haye. Après avoir perdu son recours à la vidéo en cours de rencontre, la Belgique s’y était inclinée pour une place en demies suite à une erreur d’arbitrage dans les dernières secondes de leur duel.

« Depuis ce jour, un gros travail a été fait sur cet aspect du jeu. Plus personne ne peut demander la vidéo sans l’avis d’un équipier », confie le Bruxellois. Vincent Vanasch confirme les propos de son défenseur. « Hormis les dernières minutes de la rencontre, où là on joue notre va-tout, chacun doit toujours avoir la confirmation d’un collègue. Cela fait partie des détails qui influencent le résultat d’une rencontre », se rappelle le gardien belge, bien présent lui sur le terrain aux Pays-Bas en 2014. « C’est bien trop émotionnel de réagir soi-même. Il faut éviter le 50/50 en demande de vidéo-arbitrage. La perdre en début de rencontre est catastrophique », ajoute Luypaert.

Avec l’Angleterre, 7e nation mondiale et adversaire des Belges samedi, et les Pays-Bas, ce sont trois équipes européennes qui accèdent au dernier carré du Mondial en compagnie de l’Australie, double tenante du titre. De plus trois pays qui durent avoir recours aux barrages pour accéder aux quarts. « On a beaucoup parlé de ces barrages. Je pense vraiment que ce fut une bonne occasion de rester dans le rythme du tournoi et surtout de mettre nos jeunes dans le bain », conclut Luypaert, alias ’Pino’.

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