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Corée du Nord: Trump a reçu une lettre «formidable» de Kim Jong Un

Corée du Nord: Trump a reçu une lettre «formidable» de Kim Jong Un
EPA

«Je viens de recevoir une lettre formidable de Kim Jong Un. Nous avons vraiment établi une très bonne relation. Nous aurons probablement une autre rencontre», a déclaré M. Trump, précisant cependant qu’il n’y avait «aucune urgence».

Le milliardaire républicain a par ailleurs avancé qu’il y aurait eu «une bonne grosse guerre en Asie» sans le rapprochement initié entre les deux hommes, marqué par leur sommet historique en juin dernier à Singapour.

Il avait déjà affirmé la veille, dans un bref tweet, avoir «hâte de rencontrer le président Kim, qui réalise très bien que la Corée du Nord possède un formidable potentiel économique».

Cette déclaration venait au lendemain de celles faites par Kim Jong Un à l’occasion de son discours du Nouvel An, dans lequel il menaçait de changer d’attitude si Washington maintenait ses sanctions économiques liées au nucléaire.

«Si les Etats-Unis ne tiennent pas la promesse qu’ils ont faite au monde et persistent dans les sanctions et les pressions contre la RPDC (République populaire et démocratique de Corée), nous pourrions être contraints d’explorer une nouvelle voie pour défendre la souveraineté de notre pays et les intérêts suprêmes de notre Etat», avait averti M. Kim.

Le dirigeant nord-coréen s’était toutefois dit prêt à rencontrer «à tout moment» Donald Trump afin de «produire des résultats qui seront salués par la communauté internationale».

Le nouveau Congrès américain promet à Trump une fin de mandat difficile

Le nouveau Congrès américain promet à Trump une fin de mandat difficile
Afp

La nouvelle promotion d’élus multiplie les records: plus grand nombre de femmes à la Chambre basse de l’histoire des Etats-Unis, plus grand nombre de parlementaires issus de minorités, et renforcement de l’aile gauche du groupe démocrate.

De quoi augurer d’intenses bras de fer avec Donald Trump et le Sénat qui reste à majorité républicaine. Premier acte attendu: trouver un accord pour sortir du «shutdown» qui paralyse une partie des administrations américaines.

Les démocrates font leur rentrée avec un premier défi direct lancé à Donald Trump: ils ont prévu d’approuver immédiatement à la Chambre des mesures budgétaires temporaires qui permettraient de débloquer les administrations américaines paralysées depuis le 22 décembre.

Leur but: s’afficher comme le parti «raisonnable» face aux «caprices» de Donald Trump. Problème: ces lois n’incluent pas les cinq milliards de financement pour le mur voulu par Donald Trump à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l’immigration clandestine. Or le président tonne que sans cette enveloppe, il ne promulguera aucune mesure.

Cette première initiative démocrate risque donc de finir rapidement dans le mur. Mais les négociations avec Donald Trump pourraient déboucher sur un compromis plus large, permettant à chaque camp de sauver la face, avec par exemple des fonds pour le mur en échange d’un statut pour les «Dreamers», arrivés aux Etats-Unis sans-papiers quand ils étaient mineurs.

Avec quelque 11 millions de sans-papiers vivant aux Etats-Unis et les tensions à la frontière sud, une difficile réforme de l’immigration divise la politique américaine depuis des années.

Avec leur nouveau contrôle de la Chambre, les démocrates décrochent la tête de commissions parlementaires dotées de puissants pouvoirs, notamment celui de lancer des enquêtes parlementaires, d’assigner les témoins à comparaître et d’ordonner la présentation de documents.

Déjà assailli par l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, Donald Trump fera donc certainement face à une myriade d’investigations sur les soupçons de collusion entre Moscou et son équipe de campagne électorale en 2016 qui risquent d’empoisonner les deux dernières années de son mandat. Sans compter que les démocrates ont promis d’également exiger au président républicain qu’il présente enfin ses déclarations d’impôts.

Avec un Congrès divisé, une jeune garde progressiste anti-Trump et un climat politique explosif, les batailles législatives s’annoncent houleuses.

A la Chambre, les démocrates comptent attaquer sans attendre l’épineux sujet de la santé dans un pays qui n’a pas de couverture universelle. Ils avaient déjà fait des attaques des républicains contre le système emblématique lancé sous Barack Obama, «Obamacare», un argument central des élections parlementaires de novembre qui leur ont donné une nette victoire à la Chambre et comptent désormais transformer l’essai.

Dans une autre rupture notable avec les républicains, les démocrates ont promis une commission spéciale à la Chambre pour traiter de «la crise climatique».

Face à la fronde, Donald Trump pourra se consoler avec sa majorité renforcée au Sénat, qui sera en position d’approuver plus aisément ses candidats à des postes cruciaux, notamment les magistrats de la puissante Cour suprême.

Derrière toutes ces turbulences, la perspective d’une procédure de destitution, ou «impeachment», pourrait se dessiner plus nettement.

L’influente chef des démocrates à la Chambre, Nancy Pelosi, a pour l’instant écarté cette idée, affirmant vouloir d’abord attendre les conclusions des enquêtes. Mais les jeunes pousses fraîchement élues dans des terres anti-Trump et qui se réclament de la «résistance» vont sans doute ruer dans les brancards.

Pour l’instant, toute tentative de destituer le 45e président des Etats-Unis n’irait pas loin: si les démocrates sont en position de voter sa mise en accusation à la Chambre, c’est au Sénat qu’il reviendrait ensuite de faire le procès du président, afin de le condamner à une majorité des deux tiers, ou de l’acquitter.

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