Mario Barravecchia fait son grand retour, 10 ans après son break musical et 17 ans après la «Star Ac»: son nouveau hit sur le plateau de Miss Belgique

Mario Barravecchia fait son grand retour, 10 ans après son break musical et 17 ans après la «Star Ac»: son nouveau hit sur le plateau de Miss Belgique
C.Lartige

Mario, on peut dire que vous faites votre grand retour ?

Oh grand retour, restons modestes ! (rires) J’avais fait un break nécessaire en 2010 pour m’occuper de mes enfants (il en a aujourd’hui trois, de 14, 8 et 3 ans, NDLR) et de mes affaires. À l’époque, la conjoncture de l’industrie du disque était catastrophique, et je ne voulais pas commencer à me demander comment j’allais faire pour vivre, prendre soin de mes enfants. Ma réflexion a été rationnelle. Mais ça n’a pas été simple pour autant de dire « j’arrête ». Chanter, c’est ce que j’ai toujours voulu faire, dès 11 ans. Je suis parti de la Belgique pour avoir une carrière dans la chanson. Mais j’ai pris la bonne décision, je ne le regrette pas. Même si évidemment, ça fait un petit pincement au cœur quand on voit certains de ses camarades chanter…

Vous semblez heureux…

Oui, je suis très content. J’ai une famille. Professionnellement, j’ai pu développer des choses, je suis devenu manager d’une boîte d’édition (il est le patron du « Welcome Magazine »), de communication, je gère un club. Et j’ai lancé il y a plusieurs années, dans la région où je vis, le Côte-d’Or Festival Song qui permet de mettre de jeunes artistes en avant. D’ailleurs, je vous le dis déjà : le gagnant de l’année dernière s’est présenté à cette édition-ci de « The Voice France » et il a été pris dans l’équipe de… Jenifer !

Pourquoi alors ce retour en musique maintenant, avec une reprise « club » de la chanson de Joe Dassin « Et si tu n’existais pas » ?

Il fallait pour revenir dans la chanson que je sois débarrassé d’une de mes affaires. C’est désormais le cas. Je travaille beaucoup et faire un album, la promo etc., ça prend beaucoup de temps : il me fallait libérer ce temps. Ma fille de huit ans me demande tout le temps aussi de chanter, c’est vrai qu’elle ne m’a pas connu chanteur… Je reçois toujours des témoignages de gens, des lettres aussi. Et puis, j’ai eu la chance il y a quelques mois d’aller en Russie en compagnie d’Alain Depardieu, le frère de Gérard. J’y ai chanté et j’ai eu pas mal de succès. C’est eux qui m’avaient demandé une chanson de Joe Dassin, et voilà comment la version club de « Et si tu n’existais pas » est née…

Suivra un album ?

Oui, je le prépare pour la fin mars. Un album sur lequel j’ai envie de me faire plaisir, où j’ai la possibilité de faire ce que je veux, sans logique marketing. Quand on sort de la Star Ac’, on veut vous imposer des trucs, on est presque des produits et ça, ça me dérangeait. Jenifer était très jeune, peut-être plus malléable que moi. Sur cet album-ci, il y a aura peut-être un ou deux titres lyriques, un duo avec mon amie Liane Foly… J’ai de la chance : je n’en ai pas besoin pour vivre, mais si cet album marche, je serai le plus heureux !

Vous avez toujours eu une espèce de sagesse en vous, non ?

Oh non j’ai mûri, j’ai 42 ans et, heureusement pour moi, je ne suis pas devenu plus con ! (rires) Parce que quand vous sortez de la Star Ac’ à 24 ans, qu’on parle de vous partout, que vous chantez devant 10.000 personnes tous les soirs, vous vous prenez pour Michael Jackson, même si ça ne dure pas longtemps. Ça peut monter à la tête, ce monde peut être dangereux, on peut vite tomber dans les excès. Mais heureusement, j’ai été bien éduqué et bien entouré.

Vous êtes resté proche de Nikos qui présentait la « star Ac’ ». Quid des candidats ?

Avec ceux qui étaient dans le château, on s’est perdu de vue. Après 2, 3 ans, avec certains, on s’envoie l’un ou l’autre message. Mais chacun continue sa vie, c’est normal, on venait d’horizons différents.

Vous regrettez de ne pas avoir été à la place de Jenifer et de remporter cette 1re « Star Ac’ » ?

On ne va pas se mentir : ne pas remporter le million d’euros et avoir toute cette machine TF1, Universal derrière, c’était un peu décevant. Le 2e de la compétition, on lui permet de faire quelques trucs, c’est tout. Mais avec le recul, je suis peut-être mieux à ma place ! À 24 ans on est déçu, mais je ne le suis pas aujourd’hui. On s’est un peu pris le bec avec Jenifer par interviews interposées par la suite, mais c’est fini. Aujourd’hui, depuis quelques années, je la trouve plus épanouie, elle est maman, une super chanteuse.

Charlotte Vanbever

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