Chute du gouvernement: une exception pour le roi Philippe!

Le Roi a besoin de sa Liste Civile pour assumer sa fonction.
Le Roi a besoin de sa Liste Civile pour assumer sa fonction. - Belga

Rares sont les fonctionnaires qui perçoivent six mois de salaire à l’avance. Pourtant, en cherchant bien, cela concerne au moins une personne en Belgique. Et pas n’importe quelle personne puisqu’il s’agit du roi Philippe. Au lieu de recevoir le montant prévu pour le premier trimestre, soit un peu plus de trois millions d’euros, il a eu le double  ! Ce qui représente exactement 6.011.000 €. Attention, ce n’est pas un « vrai » salaire rétribuant son travail. Non, on parle ici de sa Liste civile. Aujourd’hui, le Palais a tenu à préciser qu’il n’avait touché que l’équivalent du premier trimestre. « Le second, il le touchera fin mars, comme cela a toujours été le cas », dit-on.

Pour comprendre ce qu’est cette Liste, l’argent perçu couvre tous les frais supportés directement par le Roi, au sens le plus large du terme, et liés à sa fonction. Cela concerne le paiement de son personnel sous contrat, du matériel, des frais pour le fonctionnement journalier tant du Roi que de la Reine (activités, réceptions…). Mais aussi l’entretien intérieur du palais royal de Bruxelles et du château de Laeken, les charges, le parc automobile et le carburant, l’administration, les assurances, les cadeaux pour les jubilaires voire les dépenses courantes.

Trimestre pour les dotations

Le site de la Monarchie précise que, depuis juillet 2013, tous les achats de biens et services sont soumis au prélèvement des taxes indirectes en vigueur. Ce n’était pas le cas sous le règne d’Albert II.

Si le Roi a reçu une avance pour les six premiers mois au lieu des trois, c’est qu’il y a une raison.

Il faut la chercher du côté du 16, rue de la Loi où un certain Charles Michel avait décidé d’aller présenter la démission de son gouvernement au Roi.

Le Budget s’est exprimé  : « On a décidé de payer un semestre et non un trimestre. »

► Attention, le Roi ne s’est pas enrichi sur le dos du contribuable.

► Qu’en est-il du roi Albert II, de la princesse Astrid et du prince Laurent  ?

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