Peste porcine: les camps de mouvements de jeunesse sont interdits dans la zone du virus

Peste porcine: les camps de mouvements de jeunesse sont interdits dans la zone du virus

Le texte a été présenté mercredi en présence du ministre wallon de la Nature et de la Forêt, René Collin. Il est calqué sur les trois zones définies par la Région wallonne pour lutter contre la peste porcine africaine: zone noyau où le virus a été découvert, zone tampon et zone d’observation renforcée.

Dans la zone noyau, tout camp, qu’il soit prévu en prairie ou dans des bâtiments, est interdit. Dans les zones tampon et d’observation renforcée, les camps sont interdits en principe. Mais des demandes de dérogation peuvent être introduites par le locataire ou le propriétaire auprès du gouverneur d’ici au 28 février. Une décision sera alors prise dans les 30 jours par le gouverneur en tenant compte des spécificités du camp (en extérieur ou pas, tranche d’âge des participants,...), après avis du DNF, du bourgmestre de la commune concernée, de la zone de secours du Luxembourg et de la fédération du mouvement de jeunesse concernée.

«Il était important de prendre des mesures administratives pour compléter les mesures de sécurité en place depuis septembre après la découverte du virus de la peste porcine africaine et, dans un souci de cohérence, un arrêté pris au niveau provincial, plus qu’au niveau des communes, a semblé la bonne solution», a justifié le gouverneur Olivier Schmitz.

Tant ses services que ceux des communes et de la Région ont été sollicités par les fédérations de mouvements de jeunesse pour clarifier la situation, a-t-il souligné. La province a pris en considération les impératifs de sécurité, notamment face aux mesures de destruction systématique des sanglier, mais aussi la pertinence de maintenir un camp alors que l’accès aux forêts alentours est interdit.

L’an dernier, le territoire concerné par l’arrêté du gouverneur avait accueilli 75 camps (en prairie ou dans des bâtiments). Les autorités provinciales et régionales en appellent à la solidarité.

«Seulement 15% de la province de Luxembourg sont concernés par les mesures suite à la peste porcine africaine, il y a donc peut-être des endroits ailleurs qui peuvent encore accueillir des camps», a avancé M. Schmitz. L’ASBL Atouts-Camps, dont l’un des rôles est de lister les endroits de camps en Wallonie, sera notamment le relais auprès des fédérations.

Un travail d’accompagnement pourra être effectué auprès de propriétaires (communes, associations, fabriques d’église, privés,...) d’endroits pouvant accueillir des camps mais pour lesquels il n’y ajamais eu de démarche en ce sens. La zone de secours du Luxembourg réalisera, elle, sa mission de mise en conformité. «Le but est d’aider chaque mouvement de jeunesse concerné à trouver un nouvel endroit», a rassuré le ministre René Collin.

Le gouvernement flamand va aussi apporter son aide aux mouvements de jeunesse, a indiqué de son côté le ministre flamand de la Jeunesse, Sven Gatz. En collaboration avec l’organisation De Ambrassade, une liste des lieux de camp disponibles va rapidement être diffusée. «La Flandre peut compter sur une bonne collaboration avec la Wallonie et la Taskforce composée du ministre Collin et du gouverneur Schmitz», a relevé M. Gatz.

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