Le «10 years challenge» amuse la toile, mais inquiète sérieusement les experts

Le «10 years challenge» amuse la toile, mais inquiète sérieusement les experts
Belga Image

Kate O’Neill, journaliste pour le magazine américain Wired, qui a d’abord simplement voulu alarmer sa communauté via un tweet, a ensuite souhaité mettre en garde la communauté internationale contre les dérives que ce challenge peut entraîner.

En effet, elle a réalisé que poster deux photos de nous à 10 années de différence permettrait à Facebook d’actualiser les informations que le géant a nous concernant grâce à la reconnaissance faciale. Kate O’Neill s’est donc demandée jusqu’où pourrait aller l’exploitation de ces infos et a directement mis en cause la reconnaissance faciale.

Avant d’être alarmiste, elle a d’abord loué la reconnaissance faciale qui permettrait de retrouver des enfants disparus, précisant que la police de New Delhi a recensé 3.000 cas de ce type en seulement 4 jours.

Ensuite, elle aborde les dangers de ce challenge. D’une part, Facebook pourrait se faire de l’argent sur vos informations personnelles. En analysant votre visage, les publicitaires pourraient mieux cibler leurs campagnes marketing. Par exemple, si votre visage est ridé, vous pourriez être criblé de pubs pour crèmes antirides.

D’autre part, et c’est plus grave, le «  10 years challenge » pourrait faire évoluer votre indice de santé auprès des compagnies d’assurance. Si vous vieillissez plus rapidement que la moyenne, vous pourriez dès lors payer plus cher votre assurance vie.

Olivier Bogaert, commissaire à la Computer Crime Unit, a réagi à ces récentes informations : «  Cela met en lumière un problème récurrent : on ne lit pas les conditions d’utilisation de ce genre d’applications. On partage notre vie privée sans savoir à quoi on s’engage. »

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