Des agriculteurs rassemblés à la frontière belgo-allemande pour dénoncer le Ceta

Les agriculteurs ont manifesté contre le CETA à la frontière belgo-allemande.
Les agriculteurs ont manifesté contre le CETA à la frontière belgo-allemande. - F.P.

Avec ce rassemblement d’une centaine de personnes et d’une vingtaine de tracteurs, visible depuis la E40, les agriculteurs entendent protester contre les accords commerciaux, comme le Ceta qui, selon eux, «  renforcent les grands groupes et affaiblissent les droits des agriculteurs, des consommateurs et des employés, en allant à l’encontre de leurs intérêts, ici et dans d’autres pays du monde  ».

Des membres de la société civile, qui s’opposent également à ces traités commerciaux, ont rejoint le mouvement afin de réclamer une politique commerciale mondiale équitable et une Europe solidaire « qui accorde la priorité à la justice sociale et à la protection du climat et de l’environnement ».

Christian Wiertz, le vice-président du MIG, a notamment insisté sur la «  nécessité de combattre l’ultralibéralisme, principalement dans le cadre des prochaines élections européennes ».

Claude Girod, membre de la confédération paysanne en France a, elle, rappelé que le travail des paysans avait la même valeur que celui de tous les autres travailleurs et qu’il est important pour les agriculteurs de pouvoir bénéficier d’un revenu décent.

Erwin Schöpges, président de l’European Milk Board a, pour sa part, souligné que les traités de libre-échange ont une influence négative sur les pays d’Afrique notamment où les surproductions de lait en poudre européenne, sont vendues à des prix hors concurrence, qui ne permettent plus aux locaux de vivre de leur production.

Les représentants des différents pays ont ensuite symboliquement jeté au sol différents traités dont ils ne veulent pas, avant de signer une déclaration conjointe pour une politique commerciale équitable et responsable.

La date de ce rassemblement n’a pas été choisie par hasard puisqu’une procédure est actuellement en cours devant la Cour européenne de Justice afin d’examiner la teneur des tribunaux arbitraux contenus dans le Ceta et alors que les conclusions de l’avocat général sont attendues, à ce sujet, le 29 janvier.

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