Ils sont de plus en plus de gilets jaunes blessés par des tirs de flash-ball à témoigner et dénoncer l’usage des LBD: «J’ai eu la joue perforée»

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Ils sont de plus en plus de gilets jaunes blessés par des tirs de flash-ball à témoigner et dénoncer l’usage des LBD: «J’ai eu la joue perforée»

Les témoignages des victimes des tirs de Flash-Ball se multiplient ces dernières semaines en France. Philippe de Veulle, l’avocat de nombreux « gilets jaunes » dénonce : « C’est intolérable dans une démocratie qui est la nôtre. La liste est énorme. C’est un bilan sanglant sans précédent dans notre cinquième république »

Ludovic a reçu un tir de Flash-Ball dans la joue alors qu’il manifestait à Paris lors de l’acte IX des « gilets jaunes » : « J’ai rien vu venir du tout et apparemment la grenade est atterrie à 1m50 de moi et je l’ai pris en pleine tête. J’ai eu la joue perforée. 17 points de suture dehors et quatre à l’intérieur de la bouche », raconte-t-il.

Jean-Francois, lui, a maintenant peur des forces de l’ordre. Il a perdu l’usage de son œil gauche en 2016 alors qu’il manifestait à Rennes : « J’ai très peur des forces de l’ordre. Je les trouve effrayants. Quand je les vois passer en voiture je me cache. Alors que je n’ai rien à me reprocher… Je marche dans la rue, mais quand la police est près de moi je ne me sens pas en sécurité ».

Jean-Marc, un horiculteur et « gilet jaune », qui avait d’ailleurs été l’invité de Thierry Ardison le mois dernier, avait lui perdu son oeil lors d’une manifestation à Paris après avoir été la victime d’un tir de flash-ball : «  Je ne peux plus travailler la terre parce que la moindre poussière va aller dans l’œil », racontait-il sur le plateau de l’émission « Les terriens du dimanche ».

L’usage des LBD défendu par le ministre de l’Intérieur

Les LBD auraient été utilisés près de 9200 fois par les forces de l’ordre depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ». 20 d’entre eux ont déjà perdu la vue.

« Oui c’est vrai, cette arme de force intermédiaire peut blesser. Mais pour faire face aux émeutiers, pour se défendre contre ceux qui les attaquent, les forces de l’ordre en ont besoin. Si elles en étaient privées, elles n’auraient alors plus d’autre alternative que le corps à corps ou l’usage de l’arme de service », rétorque le ministre de l’Intérieur français, Christophe Castaner.

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