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Katrien Meire, le bras droit de charme de Roland Duchâtelet, se confie: "J'ai dû licencier des gens, et ce n'est pas agréable"

Katrien Meire, la CEO de Charlton, est de passage en Belgique alors que le Standard s’apprête à entrer en lice en Coupe de Belgique à Heist (D2). Rencontre avec la boss du club angalis de Roland Duchâtelet qui vit actuellement un rêve éveillé.
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Le destin peut parfois vous réserver de belles surprises. À condition de savoir le forcer du moins. Katrien Meire l’a bien compris et c’est grâce à une bonne dose de culot qu’elle a réalisé son rêve. « J’ai envoyé un mail à Roland Duchâtelet stipulant que je pouvais l’aider dans le dossier des droits télé lorsqu’il était président de Saint-Trond », explique la jeune femme de 30 ans. « J’ai obtenu une entrevue et nous sommes restés en contact. » La suite fut tout simplement incroyable. Il y a un an, la native de Tongres se voyait proposer un contrat. « J’ai eu de la chance. Je me suis toujours intéressée au foot. Depuis que je suis toute petite, je supporte l’équipe de Saint-Trond. J’ai étudié le droit et je travaillais à Bruxelles. Je voulais réaliser une carrière dans le sport et en particulier dans le foot. J’ai travaillé pour le Standard pendant deux mois ce qui m’a déjà permis d’avoir un pied dans le monde du foot. Je m’occupais des dossiers juridiques, comme l’affaire Carcela/Ruytinx, par exemple. »

Puis tout s’est enchaîné à la vitesse de l’éclair. Elle a été bombardée d’abord directrice de Charlton puis CEO. Tout cela à 30 ans !

Mais l’euphorie a rapidement fait place au travail. « J’étais heureuse, mais logiquement, j’avais un peu peur aussi. C’est le monde du foot, je connaissais bien sûr, mais quand on est une fan comme je l’étais, on ne se rend pas compte de tout ce qu’il y a à faire pour le bon fonctionnement d’un club. Je n’étais pas vraiment prête, mais je n’avais pas le choix. Charlton était dans les derniers, il fallait redresser la situation. On s’est directement plongé dans le travail avec José Riga. Et grâce à cela nous nous sommes maintenus. »

Mais il y avait aussi un revers à cette médaille. Katrien Meire a vite fait connaissance avec la lourde tâche des directeurs. « J’ai dû licencier des gens et ce n’était vraiment pas agréable. Les Anglais sont très protectionnistes. On débarque là en tant que Belge, on voit la structure en place et on la compare à celle du Standard. On constate qu’il y a beaucoup trop de gens et que cela ne fonctionne pas. J’ai dû licencier des personnes plus âgées que moi… Mais si on veut créer un club stable et efficace, il faut aussi savoir s’entourer de gens qu’on sent qu’ils sont capables de mener le projet à bien »

Une longue interview à retrouver dans notre dossier d’une page, publié dans nos éditions de ce mercredi