Katrien Meire, le bras droit de charme de Roland Duchâtelet, se confie: "J'ai dû licencier des gens, et ce n'est pas agréable"
Puis tout s’est enchaîné à la vitesse de l’éclair. Elle a été bombardée d’abord directrice de Charlton puis CEO. Tout cela à 30 ans !
Mais l’euphorie a rapidement fait place au travail. « J’étais heureuse, mais logiquement, j’avais un peu peur aussi. C’est le monde du foot, je connaissais bien sûr, mais quand on est une fan comme je l’étais, on ne se rend pas compte de tout ce qu’il y a à faire pour le bon fonctionnement d’un club. Je n’étais pas vraiment prête, mais je n’avais pas le choix. Charlton était dans les derniers, il fallait redresser la situation. On s’est directement plongé dans le travail avec José Riga. Et grâce à cela nous nous sommes maintenus. »
Mais il y avait aussi un revers à cette médaille. Katrien Meire a vite fait connaissance avec la lourde tâche des directeurs. « J’ai dû licencier des gens et ce n’était vraiment pas agréable. Les Anglais sont très protectionnistes. On débarque là en tant que Belge, on voit la structure en place et on la compare à celle du Standard. On constate qu’il y a beaucoup trop de gens et que cela ne fonctionne pas. J’ai dû licencier des personnes plus âgées que moi… Mais si on veut créer un club stable et efficace, il faut aussi savoir s’entourer de gens qu’on sent qu’ils sont capables de mener le projet à bien »

