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Bruxelles: «Les transgenres ne sont pas malades»

Décider de devenir quelqu’un d’autre n’est pas chose facile. Devenir celui que l’on a toujours été, l’est encore moins. Max Nisol, fondateur de l’association Genres Pluriels à Bruxelles, et Sarah, deux transgenres bruxellois, se sont confiés sur les problèmes qu’ils rencontrent au jour le jour.

Max Nisol est né elle. Puis, elle est devenue il, psychologue et fondateur de l’ASBL Genres Pluriels. Depuis, Max se bat pour que cessent les amalgames et la discrimination. « Les transidentités sont toujours considérées comme des maladies mentales », nous explique-t-il. « Les médecins utilisent des termes pathologiques afin de nommer un groupe d’individus. C’est comme si on n’existait qu’à travers des manuels de psychologie », regrette-t-il.

La manière également de décrire les transgenres est parfois peu adaptée et discriminante. Max parle d’une confusion générale de la part du public et des médias. « Il y a une méprise entre l’orientation sexuelle et l’identité sexuelle, qui sont deux choses distinctes. Saviez-vous que la majorité de la population est cisgenre (NDLR adéquation entre l’identité sexuelle et le sexe avec lequel on naît) ? Donc, un transgenre, cela signifie cette différence de cohésion entre l’identité et le sexe », précise-t-il.

De ce manque de connaissance du public, découlerait une vision altérée de la réalité. « Par exemple, le terme homosexuel est arrivé 15 ans avant le terme hétérosexuel. Le premier désignait une déviance et on devait lui donner un nom », déclare-t-il avant de boire une nouvelle fois dans sa tasse de café.

Retrouvez ces témoignages dans la Capitale de ce mercredi 1er avril.

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