Le ministre des Affaires étrangères visite le mémorial du génocide arménien

Si une vingtaine de pays, dont la France, l’Italie ou la Russie reconnaissent le terme «génocide» pour qualifier ces massacres, ce n’est toutefois pas le cas du gouvernement belge. «Le terme ’génocide’ a une signification juridique spécifique et il appartient à des tribunaux (nationaux ou internationaux) de se prononcer en la matière», avait expliqué la semaine dernière Hendrik Van de Velde, le porte-parole de la diplomatie belge.
«Il ne nous paraît pas opportun que d’autres instances se substituent au pouvoir judiciaire» sur «le terme génocide», avait pour sa part indiqué M. Reynders jeudi à la Chambre.
Ce dernier a par ailleurs rappelé lors de sa visite à Erevan que le Sénat belge avait reconnu, dès 1998, le massacre arménien en tant que «génocide» dans une résolution invitant le gouvernement turc à emboîter le pas.
Il a aussi souligné que la Belgique comptait deux représentants, l’ambassadeur et le vice-président du Sénat, aux cérémonies de commémoration du centenaire organisées vendredi à Erevan.

