Milquet modifiera à la marge son projet d’encadrement pédagogique alternatif
Interrogée mardi en commission sur les changements qu’elle comptait apporter à son texte, la ministre a assuré que ceux-ci seraient «pelliculaires», sans préciser toutefois quand celui-ci serait adopté en 2e lecture par le gouvernement.
«On répond à toutes les questions soulevées par le Conseil d’Etat qui n’étaient pas si dramatiques que cela», a indiqué Mme Milquet, jugeant que la presse avait largement gonflé les remarques formulées par la juridiction.
«Le Conseil d’Etat formule d’ailleurs un avis parmi d’autres», a-t-elle ajouté dans la foulée.
Devant les députés, Mme Milquet a une nouvelle fois répété que la solution la plus simple pour sortir de l’imbroglio né de l’arrêt de la Cour constitutionnelle serait de faire du cours de morale laïque (aujourd’hui organisé dans l’esprit du libre-examen, ndlr) un cours de morale neutre, comme c’était le cas avant 1994.
«Mais il n’y a pas d’accord collectif (au sein de la majorité, ndlr) sur ce point», a reconnu Mme Milquet, pointant la position différente du PS sur cette question.
«J’essaie donc de trouver des solutions par rapport à un partenaire», a-t-elle ajouté en réponse à des questions des députés d’opposition Georges-Louis Bouchez (MR) et André-Pierre Puget (PP).
«S’il y un problème aujourd’hui, il faut viser ceux qui sont à la cause, et pas ceux qui cherchent des solutions», a-t-elle plaidé, pointant notamment la responsabilité de l’unique plaignant auprès de la Cour constitutionnelle (le chroniqueur RTBF Carlo de Pascale, ndlr) «qui a mis le désordre complet dans l’enseignement», a-t-elle fustigé.
La ministre a aussi décoché mardi une flèche en direction de la Cour constitutionnelle qui «n’a pas eu la sagacité de laisser douze mois aux écoles pour s’adapter» à la portée de son arrêt rendant facultative la présence des élèves aux cours de morale ou religion dans l’enseignement officiel.

