Les exploitants d’autobus et d’autocars prêts à discuter des éthylotests antidémarrage
«Qui est pour la tolérance zéro, comme nous, ne peut pas en principe être contre les éthylotests antidémarrage», a réagi le même jour le directeur de la FBAA, Yves Mannaerts. «Nous devons certainement examiner cela sérieusement.»
Il ajoute toutefois qu’il existe certaines limites à l’imposition d’un tel dispositif. M. Mannaerts met en garde contre la stigmatisation des chauffeurs pour que souffler avant de conduire ne soit pas associé à un problème d’alcool.
Il note aussi le prix de l’installation de l’alcolock qui peut grimper jusqu’à 3.000 euros d’après ses collègues français. «Cet aspect doit aussi être sur la table lors des consultations avec le gouvernement.»
Enfin, le directeur de la FBAA estime que l’éthylotest antidémarrage ne devrait pas être limité qu’aux chauffeurs de bus, mais aussi être étendu aux pilotes d’avions ou conducteurs de trains qui transportent également des centaines de passagers. C’est pourquoi, il vaudrait mieux selon lui qu’un règlement européen soit introduit en ce sens, avec une portée aussi large que possible.

