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Piétonnier d’Arlon ouvert aux voitures : un bilan mitigé

Le 2 décembre 2013, la Ville d’Arlon décidait d’ouvrir le piétonnier à la circulation. Mais sans autoriser le stationnement des voitures. Une initiative qui, trois mois plus tard, ne remporte pas un franc succès. Premier bilan.
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Ouvert aux voitures depuis bientôt trois mois, le piétonnier d’Arlon n’a pas fini de diviser. Nous avons voulu dresser un premier bilan, alors que l’expérience initiée par la Ville d’Arlon dans le but de dynamiser le centre-ville devrait s’achever d’ici le printemps. Une rénovation complète de la rue piétonne ne devrait – en principe – pas tarder à suivre.

Premier constat: les commerçants, s’ils sont majoritairement favorables à l’ouverture du piétonnier aux véhicules, ne voient par contre aucun avantage sur leurs affaires. C’est notamment le cas de Françoise Gascard, fleuriste à «Rosa Etc.», pour qui «il y a un côté pratique à pouvoir faire une halte deux minutes. Donc je suis plutôt pour, mais cela ne change rien au chiffre d’affaires». Un constat partagé par d’autres commerçants. «Point de vue impact commercial, cela ne change strictement rien, mais cela apporte un petit plus point de vue dynamisme», poursuit le traiteur Alain Borguet.

Inutile si on ne peut pas s’arrêter

Mais d’autres commerçants ont un regard différent sur la question de l’ouverture du piétonnier aux véhicules. À la pharmacie Kieffer, la gérante explique que «on a demandé à nos clients ce qu’ils en pensent, via un petit tableau à compléter. Sur 15 jours, il ressort que 44 personnes sont «pour avec 15 minutes de stationnement», 21 purement et simplement «contre», et personne n’est «pour» dans l’état actuel des choses. Car sans pouvoir stationner, comment amener les gens à flâner et à regarder les vitrines ? C’est une ineptie. Mais si les gens pouvaient stationner 15 minutes, ils seraient favorables à l’idée. Pour l’instant, à circuler sans pouvoir s’arrêter, à part un accident, on ne voit pas bien ce qu’il y a à gagner» ironise la pharmacienne.

La suite de ce bilan dans La Meuse Luxembourg de ce lundi 24 février et dans notre édition numérique.