Bruxelles reconnaît le clubbing comme patrimoine culturel immatériel

La fermeture de la célèbre boîte de nuit Fuse pour nuisances sonores en janvier a ébranlé le monde de la nuit à Bruxelles. Une grosse mobilisation a émergé pour maintenir l’ouverture du Fuse et mieux protéger le clubbing. De par son importance pour les Bruxellois et pour l’attractivité de la ville, le gouvernement bruxellois décide ce jeudi de reconnaître l’importance du clubbing en l’inscrivant au patrimoine culturel immatériel.
Cette reconnaissance intervient à l’initiative des représentants du secteur eux-mêmes, en étroite concertation avec Ans Persoons (one.brussels), secrétaire d’État à l’Urbanisme et au Patrimoine, et son prédécesseur Pascal Smet.
Bruxelles est fière de sa culture dynamique de la nightlife et nous reconnaissons son importance pour notre ville et ses habitants
« Notre culture du clubbing est un patrimoine culturel vivant et unique qui mérite d’être reconnu et valorisé ! », déclare Ans Persoons. « Nous montrons aujourd’hui que Bruxelles est fière de sa culture dynamique de la nightlife et nous reconnaissons son importance pour notre ville et ses habitants sur le plan culturel, économique et social. »

Une vingtaine de boîtes de nuit
Suivant les critères du secteur bruxellois de la vie nocturne (Fédération Brussels By Night, 24hBrussels et Fédération Horeca Bruxelles), Bruxelles recense une vingtaine de boîtes de nuit, dont des noms connus comme le Fuse, le Mirano, le Spirito, La Cabane, Madame Moustache, le C12 et le Bloody Louis…
« La reconnaissance du clubbing nous permettra d’archiver et de documenter sa vocation sociale et culturelle, d’élargir nos connaissances à son sujet et d’intégrer ainsi le clubbing dans le paysage nocturne urbain de la manière la plus durable », salue Ayla Dirix, porte-parole et coordinatrice du conseil Bruxellois de la Nuit.
Avec cette reconnaissance, la culture du clubbing rejoint une liste de coutumes, de traditions et de pratiques sociales du patrimoine culturel immatériel bruxellois, dont la culture des fritkots, le tapis de fleurs, l’Ommegang, la culture de la bière, la culture du carillon, la fauconnerie et le Meyboom (planté depuis 1308). Ces quatre dernières ont même été reconnues par l’Unesco en tant que patrimoine mondial culturel immatériel.
À l’initiative de l’ancien secrétaire d’État Pascal Smet, le chicon et le spéculoos sont également devenus récemment des éléments du patrimoine culturel (culinaire) bruxellois reconnus. Le clubbing bruxellois vient désormais se rajouter à cette liste d’éléments culturels inscrits à l’inventaire.
Cette reconnaissance du clubbing bruxellois en tant qu’élément d’importance culturelle et sociale pourrait ainsi à l’avenir constituer un argument important en faveur d’une meilleure protection des acteurs de la vie nocturne bruxelloise, et ce dans le respect de l’intérêt général.
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