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Le petit guide de la ministre pour aider les écoles

Si la ministre de l’Éducation ne donne pas de consignes vestimentaires aux écoles, elle a publié en janvier dernier un nouveau guide pour les aider à rédiger un règlement qui évite les pièges de la discrimination et soit mieux accepté par les élèves.
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Qui pense règlement d’ordre intérieur (R.O.I) imagine d’abord les conflits d’ordre vestimentaire : les nombrils à l’air libre, les maillots de foot, les jeans troués, etc. Que peut imposer la ministre ? « Je n’impose rien, ce n’est pas mon rôle. Ce n’est pas à la ministre de définir la hauteur d’une jupe. Je respecte aussi la liberté pédagogique des pouvoirs organisateurs. C’est aux écoles de se poser la question. Plus elles travailleront avec les équipes éducatives et avec les élèves, plus elles augmenteront le degré d’adhésion des élèves. Le véritable enjeu de la démocratie scolaire, c’est comment on formule une règle et on l’explique aux élèves. C’est souvent là que le bât blesse. »

Un important chapitre y est consacré au principe de non-discrimination. « Les dispositions du R.O.I. devront éviter les formulations discriminantes ou véhiculant des stéréotypes. Ceci afin de permettre à chaque lecteur de se sentir considéré et impliqué. Pas question d’indiquer, par exemple, que « les cheveux des garçons doivent être courts. Ou que le port de la barbe et de la moustache n’est pas autorisé ». Pas question non plus d’écrire que « les filles ne doivent pas porter de minijupes afin de ne pas distraire les garçons. En veillant à ne pas « genrer » la formulation, on évitera les considérations sexistes, mais on permettra aussi à tous les élèves de se sentir concernés., y compris les élèves qui estiment que les catégories binaires du genre sont trop étroites pour leur permettre de se définir adéquatement », lit-on dans le document.

Exemple, on n’écrira pas : « Chaque élève a le souci d’adopter une tenue propre, simple et correcte, car les adjectifs « propre » et « simple » sont ouverts à interprétation ». Alternative à privilégier : « Les vêtements avec une inscription injurieuse sont interdits ».

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