Thomas Van Hamme : « À 54 ans, je suis plus apaisé que jamais ! »

Thomas, qu’est-ce qui a motivé votre retour à la RTBF ?
Je suis assez ému de retrouver la maison qui m’a vu naître médiatiquement. J’ai quitté la RTBF il y a 12 ans et j’y ai passé 17 ans de ma vie. Je pensais avoir tiré un trait sur la télé. Au fil des années, j’ai compris que ce ne sont pas les applaudissements qui me nourrissaient. Il y a deux ans, mon amie Muriel Decarpenterie, qui est humaniste et productrice, m’a proposé de revenir à la télé pour changer le monde. Je lui ai répondu que la télé n’était plus trop mon truc mais j’ai souhaité lui prêter main-forte, dans l’ombre car son projet avait du sens. Elle avait rassemblé autour d’elle des gens qui avaient envie de faire bouger les lignes. J’ai finalement accepté de présenter le programme. Ça aurait été dommage de laisser tomber 30 ans de savoir-faire et ce lien que j’ai noué avec le public.
À quoi s’attendre avec « Changeons le monde » ?
C’est un programme ludique qui va éveiller les consciences et donner du sens à ce monde qui ne va pas bien. Je vais emmener une personnalité très connue du grand public dans une petite fourgonnette. Ensemble, on sillonnera la Belgique à la rencontre des acteurs de changement, à savoir ces personnes qui font déjà bouger les lignes. Nous aborderons des sujets comme l’homophobie, le harcèlement, le bien-être animal, le changement climatique… Le premier épisode a déjà été enregistré. Je ne peux pas encore vous dévoiler le nom du premier invité, mais ce sera une grande personnalité belge.
Appréhendez-vous ce retour dans la lumière ?
Oui. Je ne veux pas retomber dans ces problèmes d’ego qui m’ont fait souffrir pendant des années. J’ai la chance d’être bien entouré. Avec ce nouveau programme, je ne suis pas au service de ma petite personne. Je m’efface derrière la cause. Mon job est de faire passer des messages. Je veux donner de l’espoir aux gens. C’est pourquoi je donne des cours de méditation et m’apprête à organiser des retraites spirituelles.
Comment avez-vous digéré votre départ de RTL, il y a trois ans, au retour de votre voyage initiatique ?
Plutôt bien. En réalité, quand je suis parti pour cette année sabbatique, je savais au fond de moi que je n’allais pas revenir à la télé. J’avais l’impression d’avoir fait le tour. Et puis, à mon retour, on était en pleine crise sanitaire et on faisait face à des baisses de recettes publicitaires. Le contexte faisait qu’il n’y avait plus d’opportunités pour moi. Ça m’a permis de grandir autrement et de développer d’autres projets.
Vous vous apprêtez à publier un ouvrage, « L’Éveil », le 15 novembre chez Kennes Éditions.
C’est un livre très personnel. Ça m’a fait du bien de l’écrire. J’y évoque ma carrière, ma famille, mais surtout les cinq dernières années de ma vie. J’ai réalisé à quel point ma carrière est exceptionnelle, mais je n’étais pas profondément heureux. Les premiers chapitres sont un peu durs, mais j’ai essayé d’être le plus authentique possible. J’espère que les gens vont accueillir ce livre positivement.
Jean, votre compagnon, l’a-t-il déjà lu ?
Pas encore. Pour tout vous dire, il a peur de le lire, certainement car je m’y dévoile sans filtre. Quoi qu’il en soit, Jean a toujours été un grand soutien pour moi.
Et la radio ?
Je vis désormais entre la Belgique et l’Espagne et la radio impose un rythme quotidien ou hebdomadaire. Le micro me manque, mais il faudrait qu’on me propose un beau projet pour que j’y retourne.
En Espagne, vous avez trouvé la sérénité qui vous manquait ?
Oui. Je vis dans un coin assez sauvage, au bord de l’océan. Là-bas, je suis profondément moi-même car personne ne me connaît. La célébrité, c’est magnifique, et je remercie les gens qui continuent de m’aimer, mais c’est aussi une prison. En Belgique, j’ai la sensation d’être observé en permanence.
Continuez-vous à regarder la télévision ?
Je n’ai plus de télé chez moi, mais ça ne m’empêche pas d’aller sur Netflix ou YouTube. Je ne suis pas complètement déconnecté mais je préfère me consacrer à d’autres activités. Je me suis récemment mis au surf et je monte à cheval. J’essaie de profiter de la vie et de diffuser de l’amour autour de moi. À 54 ans, je suis plus apaisé que jamais. Je me sens encore plus jeune qu’il y a 10 ans.
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