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« Les sonnettes d’alarme retentissent » : Bart De Wever s’inquiète pour l’avenir de ce secteur en Belgique

Le Premier ministre Bart De Wever a exprimé lundi ses inquiétudes concernant l’avenir du secteur pharmaceutique belge, confronté à une baisse des investissements, des exportations et à des pertes d’emplois. Lors du 60e anniversaire de pharma.be, il a appelé à renforcer l’intégration du marché européen pour faire face aux politiques des États-Unis et de la Chine.
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Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a insisté lundi sur la nécessité de renforcer l’intégration du marché européen afin de protéger le secteur pharmaceutique face aux politiques menées par les États-Unis et la Chine. Il s’exprimait à l’occasion du 60e anniversaire de pharma.be, la fédération de l’industrie pharmaceutique, lors d’une cérémonie organisée à Bozar, à Bruxelles.

« Ce soir, ce ne sont pas seulement les cloches de la joie qui sonnent, mais aussi les sonnettes d’alarme », a déclaré le Premier ministre, faisant écho aux inquiétudes exprimées plus tôt dans la journée par pharma.be. Sa CEO, Caroline Ven, s’était dite « très préoccupée par les années à venir », évoquant une baisse des exportations et des investissements, ainsi que des pertes d’emplois.

Face à la domination chinoise et aux mesures protectionnistes américaines, Bart De Wever estime indispensable de mettre en place une véritable stratégie pour le secteur biopharmaceutique. Le gouvernement fédéral a ainsi relancé l’Observatoire de l’industrie pharmaceutique, qui s’est réuni pour la première fois en septembre. Celui-ci travaille notamment à l’élaboration d’un tableau de bord de la compétitivité et devra formuler des recommandations politiques.

Cette initiative doit constituer le socle d’une stratégie à long terme, dépassant les différentes législatures et permettant un suivi régulier de la situation du secteur.

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Le Premier ministre a également souligné l’importance des exportations, de la recherche internationale et du partage des connaissances. « Construire des murs, comme d’autres le font assez stupidement, ne peut donc jamais être la solution », a-t-il lancé, en référence aux mesures protectionnistes adoptées à Washington.

Bart De Wever a par ailleurs déploré les faiblesses du marché intérieur européen, qui reste selon lui fragmenté en « 27 petits marchés », disposant chacun de leurs propres procédures, prix et réglementations. Une situation qui fragilise la compétitivité européenne.

« Celui qui veut protéger le secteur pharmaceutique des conséquences des décisions prises à Washington et à Pékin aboutit toujours à la même réponse : l’intégration du marché européen », a-t-il insisté.

Pour y parvenir, le Premier ministre préconise une amélioration de la réglementation et une mobilisation accrue des capitaux. « Nous avons besoin de règles qui protègent et stimulent, pas de règles qui étouffent », a-t-il affirmé, saluant certaines initiatives européennes, notamment le Biotech Act, tout en estimant que des efforts supplémentaires restent nécessaires.

Depuis son arrivée au pouvoir, Bart De Wever a régulièrement plaidé pour une intégration accrue du marché européen. Il avait notamment défendu cette position après l’annonce, plus tôt ce mois-ci, de la suppression de 1.217 emplois chez GSK Belgique.

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