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Asile et migration: l’Europe centrale salue les efforts de la Grèce pour stopper les migrants

Asile et migration: l’Europe centrale salue les efforts de la Grèce pour stopper les migrants
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Des milliers de migrants se sont massés à la frontière grecque depuis que le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé la semaine dernière qu’ils ne seraient plus empêchés d’essayer d’entrer en Europe.

« La Grèce est en effet active, elle a stoppé la migration illégale et nous apprécions ses efforts pour défendre la frontière extérieure » de l’UE, a déclaré à la presse le Premier ministre tchèque Andrej Babis.

« La situation à la frontière de l’UE est vraiment grave et nous voulons faire de notre mieux pour empêcher un retour de la situation de 2015 », a déclaré M. Babis, ajoutant que les quatre pays du groupe de Visegrad (V4), membres de l’UE, étaient « prêts à envoyer de l’aide » en Grèce.

Ces pays avaient refusé à la suite de la crise de 2015 un système de quotas de distribution d’une partie des réfugiés arrivant massivement en Grèce et en Italie.

Refusant d’accepter des migrants musulmans, le Premier ministre populiste hongrois Viktor Orban a affirmé mercredi qu’il y avait « déjà 130.000 migrants au nord et à l’ouest de la frontière gréco-turque qui se dirigeaient vers l’Europe ».

« Donc, en soi, défendre la frontière gréco-turque ne sera pas suffisant, nous devons faire quelque chose de ces 130.000 personnes qui (…) se dirigent vers le nord. Les Grecs les ont déjà laissés passer », a déclaré M. Orban, dont le pays avait construit en 2015 une clôture le long de sa frontière sud pour empêcher l’entrée de migrants.

« Cette masse doit être arrêtée le plus au sud possible, et si cela ne fonctionne pas, alors bien sûr, comme en 2015 en dernier recours, les Hongrois seront là pour les arrêter à la frontière serbo-hongroise », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre slovaque sortant, Peter Pellegrini, a déclaré pour sa part que son pays était prêt à envoyer « des policiers et du matériel » en Hongrie si nécessaire.

Les quatre premiers ministres ont également convenu de coordonner les mesures visant à endiguer la propagation du nouveau coronavirus après la notification des premiers cas par la République tchèque et en Pologne.

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