Révélations sur la «Star Academy»: «Face au succès phénoménal de l’émission, mon salaire est monté à 20.000 euros par mois»

« La Star Ac, cela me faisait penser à Fame. »
« La Star Ac, cela me faisait penser à Fame. » - Isopix

De 2001 à 2003, lors des trois premières saisons, vous étiez professeur de chant. Comment a dé but é cette aventure ?

Je donnais déjà des cours de chant à des tas de stars. La production de la « Star Ac » m’a appelée en me proposant d’intégrer l’émission. On m’a expliqué le concept. Cela me faisait penser à Fame. J’ai trouvé ça formidable de montrer qu’on peut faire beaucoup, simplement en travaillant avec des exercices. J’étais d’ailleurs la première à montrer une technique de chant qui n’était pas simplement debout autour d’un piano à faire des vocalises, c’était tout un travail le travail sur le corps et le mental. Ça a surpris tout le monde et ça a pris une ampleur étonnante. Je me rappelle que lorsque je suis sortie la première fois du château, je me suis rendu compte de ce qui se passait. C’était la folie dehors. On ne pouvait plus faire un pas. C’était hallucinant et même un peu effrayant.

Quels étaient vos é l èves favoris ?

On en a toujours, mais on n’ose pas le dire. C’est vrai que dans la 1ère saison, j’adorais Jean-Pascal. Il m’a beaucoup ému parce qu’il se sentait obligé d’être le clown qu’il est naturellement. Ça le rendait malheureux parce qu’il était étiqueté alors que c’est un garçon qui chante très bien et qui peut être très émouvant. Je me souviens aussi de Nolwenn qui était déjà mon élève avant la « Star Ac » et elle ne me l’avait pas dit parce qu’elle n’avait pas le droit. J’ai découvert sur le plateau qu’elle avait été sélectionnée. Elle a un talent énorme et une voix magique. Je ne l’ai jamais entendue faire une fausse note.

Pourquoi avez-vous arrê t é ap rès la saison 3 ?

Il y avait une sorte de fatigue. Les journées étaient très longues et je ne dormais pratiquement plus. J’enchaînais les photos, reportages et interviews et je ne tenais plus debout. La production me mettait aussi la pression pour être moins musical et un peu plus téléréalité. Certains élèves étaient mis en avant et ça m’a fatigué. J’ai pris du recul jusqu’à ce que je refasse la 8ᵉ saison en tant que directrice et là ça a été compliqué.

Pourquoi ?

Parce qu’après cinq années d’absence, les choses avaient un peu changé. J’aurai dû en principe donner des cours de diction, mais ça ne s’est pas fait. Je ne me sentais pas vraiment à ma place. C’est dommage que l’on ne parle pas assez souvent des élèves de la 8ᵉ saison parce qu’il avait des gens formidables aussi. Mickels Réa, le gagnant, était vraiment un grand musicien. C’est un super chanteur qui, malheureusement, n’a pas su percer par la suite.

Vous étiez bien payée ?

Au début, mon salaire était d’environ 5800 euros pour treize semaines, soit plus de 1800 euros par mois. Ensuite, face au succès phénoménal de l’émission, c’est monté aux alentours de 20.000 euros par mois pour les saisons 2, 3 et 8. C’était beaucoup d’argent.

Avez-vous une anecdote que personne ne sait ?

Je me rappelle que lors de la saison 2, Mariah Carey a voulu enlever Georges-Alain parce qu’elle le trouvait très beau. Elle était complètement amoureuse de lui. Après le prime, la star devait prendre sa voiture et son avion. Elle a pris la main de Georges-Alain et voulait l’emmener jusqu’au moment où Nikos Aliagas lui a dit qu’elle ne pouvait pas étant donné que les élèves devaient rentrer au château. Les gardes du corps ont dû le sortir de la voiture. C’était très drôle.

Avez-vous encore des contacts avec les anciens é l èves ?

Oui bien sûr. Chacun vit sa vie, mais à certaines occasions, on se retrouve et c’est toujours très agréable. Je suis toujours très heureuse de savoir ce qu’ils deviennent. On se parle de temps en temps sur les réseaux sociaux.

Un regret ?

Je regrette que l’émission se soit arrêtée. Cela aurait pu devenir une institution, mais je ne sais pas si les producteurs sont prêts à dépenser autant qu’à l’époque. C’était très cher… le château, les stars internationales qui venaient… c’était un budget effarant. Dès qu’on a des personnes enfermées quelque part dans un milieu, ça devient très cher. Je ne sais pas si c’est possible de refaire une « Star Academy » comme à l’époque. En tout cas, je suis certaine que ça marcherait. C’est tellement attachant… Ça fait tellement de bien.

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