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« Monstres » : qui étaient vraiment Lyle et Erik Menendez ? L’histoire vraie derrière la nouvelle série événement de Netflix

Après avoir tutoyé les sommets de l’horreur avec « Dahmer », Netflix s’attaque à un autre fait divers qui a passionné l’Amérique : l’affaire des frères Menendez, qui ont abattu leurs parents… pour l’argent !
PourCiné-Télé-Revue

Une histoire vraie, glaçante mais captivante, qui sonde les recoins les plus sombres de la psyché humaine : voilà ce qu’on attend de « Monstres », le dernier coup de maître de Ryan Murphy, dont la saison 2, indépendante de la première, est à engloutir dès ce jeudi.

Focus cette fois sur les frères Menendez, qui auraient pu signer le crime parfait, celui de leurs propres parents… si seulement ils ne s’en étaient pas remis à leur psy ! Méconnue chez nous, cette affaire des années 1990 a défrayé la chronique outre-Atlantique. Notamment lors de la retransmission, en direct à la télévision américaine, du premier procès des accusés.

Petit meurtre en famille

Retour en 1989 : le 20 août, peu avant minuit, la police de Beverly Hills est prévenue par téléphone d’un massacre survenu dans la somptueuse villa du 722, North Elm Drive. Une demeure, pour l’anecdote, anciennement habitée à tour de rôle par Prince, Elton John et Michael Jackson. Les nouveaux propriétaires, Jose Menendez, un richissime producteur de films originaire de Cuba, et sa femme, Mary « Kitty » Louise, y seront retrouvés dans leur canapé, fusillés par cinq à neuf balles de gros calibre. Au bout du fil, Lyle, leur fils aîné de 21 ans, est dans tous ses états. Entre deux sanglots hystériques, il explique qu’avec son frère Erik, 18 ans, ils reviennent du cinéma, et n’ont rien vu du drame qui vient d’arriver. Les forces de l’ordre, pensant d’abord à un double assassinat perpétré par la mafia, n’examinent alors même pas leurs mains, et les deux frangins héritent d’une fortune estimée à 14 millions de dollars, qu’ils flambent aussitôt en sorties, montres de luxe et grosses voitures.

Un train de vie fastueux qui, en plus d’autres éléments troublants, va mettre la puce à l’oreille des enquêteurs. La suite est digne d’un épisode des « Feux de l’amour » : le 6 mars 1990, la maîtresse du thérapeute de Lyle et d’Erik, prise de panique, déposera au commissariat qu’à peine deux mois après le carnage, les orphelins ont avoué le meurtre de leurs parents à son amant, qu’ils ont menacé de tuer s’il venait à les balancer. Coup de chance pour les autorités : tout a été enregistré ! Dix-sept cassettes à charge seront ainsi saisies dans le cabinet du Dr Oziel, et les frères, arrêtés dans la foulée. S’ils clament d’abord leur innocence, les deux inculpés pour homicide volontaire plaideront finalement coupables, disant avoir eu « peur de mourir », certains que leurs parents voulaient se débarrasser d’eux pour les empêcher de parler des sévices sexuels qu’ils auraient subis pendant des années de la part de leur père, ici joué par Javier Bardem, tandis que leur mère, campée par Chloë Sevigny, était « une alcoolique qui savait tout » mais n’aurait jamais rien fait pour les aider.

Alors, acte prémédité ou désespéré ? Incapables de se prononcer, les jurés procéderont, le 13 janvier 1994, à l’annulation du procès ! Ce qui en entraînera un autre à l’issue duquel, en 1996, Lyle et Erik Menendez écoperont de la perpétuité. Ce n’est qu’en 2018 qu’ils seront transférés dans le même pénitencier, près de San Diego, où ils peuvent désormais se retrouver lors des repas et dans la cour.

« Monstres : l’histoire de Lyle et Erik Menendez », sur Netflix.

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