Christophe Dechavanne sur son duo avec Léa Salamé dans « Quelle époque ! » : « Il a fallu que mon cerveau travaille un petit peu pour accepter d’être sur le côté »
La télé, vous auriez pu définitivement vous en passer si « Quelle époque ! » ne vous avait pas été proposée ?
Je m’étais résigné, sans comprendre, à ce que ce soit fini. Il y a trois ans, je disais que tout le monde avait mon numéro mais personne ne m’appelait… et je n’allais pas gratter aux portes. Ils savent très bien ce que je sais faire, si on ne m’appelle pas, ça ne sert à rien que j’appelle. J’organisais un voyage de huit semaines avec un très bon pote sur la route 66 et j’ai reçu ce coup de fil pour « Quelle époque ! ». Et j’ai rencontré Léa (Salamé, NdlR) dans une chambre d’hôtel avec le producteur de l’émission… parce qu’il fallait se cacher, que tout le monde dans Paris se demandait qui allait être avec Léa qui elle-même remplaçait Ruquier le samedi soir. Au bout de 20 minutes, ça avait pris ! C’était tout bon et on s’entend très bien. Et on a réussi à installer un nouveau rendez-vous du samedi soir en deuxième partie de soirée avec des audiences jamais faites auparavant. Et en plus, ça me correspond. Cette émission me permet de redevenir comme au début de ma carrière, où les gens me disaient que j’étais comme eux. J’ai la chance d’avoir très bien gagné ma vie – et de la gagner encore correctement – mais je suis un gars simple, même si un peu compliqué ! (sourire)
Qu’est-ce que Léa Salamé a que vous n’avez pas, puisque vous êtes complémentaires ?
Léa a un background journalistique et politique énorme, c’est une journaliste et elle est en train de se transformer petit à petit et avec succès en animatrice. Je me suis permis au début de lui dire 2,3 petites bricoles. À un moment donné, je me suis dit : « je ne serais pas là, ce serait pareil ! ». Mais plein de gens m’ont dit que non.
Et vous, vous avez quoi qu’elle n’a pas ?
Le sens de la répartie, peut-être aussi le sens du show, la déconne. J’essaie de filtrer mais… Je n’ai pas le même ton et c’est elle le leader.
Cette place d’« invité permanent », vous l’avez tout de suite acceptée ?
J’ai trouvé le terme. Et j’ai été pendant des années à la place de Léa, donc il a fallu que mon cerveau travaille un petit peu pour accepter d’être sur le côté. Et après ? Mon père disait : « aucun travail n’est honteux ». Est-ce que je n’ai pas suffisamment eu de bonheur à être leader pendant 30 ans ? Et tout d’un coup je me rends compte qu’en revenant après plusieurs années d’absence, certains sont ravis de me retrouver. Et puis, c’est moins d’angoisse mais c’est beaucoup de boulot, je travaille plus pour cette émission que je n’ai jamais travaillé pour aucune des émissions que j’ai présentées !
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