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« Cela permet à notre pays de rester un pays nucléaire » : Alexander De Croo réagit après la signature de l’accord sur le nucléaire

Le Premier ministre, Alexander De Croo, la ministre de l’Énergie, Tinne Van der Straeten, et le CEO d’Engie-Electrabel, Thierry Saegeman, ont signé mercredi l’accord qui conclut 19 mois de négociation autour de la prolongation de deux réacteurs nucléaires et la gestion du passif nucléaire. Un accord qui repose sur huit contrats, trois lois et un arrêté royal. Plus de 1.000 pages au total.
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Le gouvernement réuni mardi soir en comité restreint a approuvé les textes. Les contrats seront envoyés à la Commission européenne tandis que les textes légaux seront soumis au Conseil d’État avant d’être transmis au parlement.

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Le chef du gouvernement n’a pas caché sa satisfaction devant la presse. À ses yeux, cette étape s’inscrit parmi les mesures phares de la Vivaldi pour faire face aux crises successives : pandémie, guerre en Ukraine, flambée des prix de l’énergie. À côté du nucléaire, l’exécutif a également validé les critères de l’appel d’offres pour l’extension de la capacité de la zone de production d’énergie éolienne en mer du Nord.

« Pendant trop longtemps, il n’y a pas eu de politique énergétique dans ce pays. Cela a changé pour de bon. Ce gouvernement reprend l’énergie en main, aujourd’hui et pour les décennies à venir », a souligné Mme Van der Straeten.

« Cet accord permet à notre pays de rester un pays nucléaire et d’ancrer la connaissance nucléaire dans notre pays », a fait remarquer M. De Croo.

À la fin du mois de juin, les deux parties avaient arrêté le contenu de l’accord sur le nucléaire. Concrètement, les réacteurs de Doel 4 et Tihange 3 redémarreront en novembre 2025. Engie versera 15 milliards d’euros à l’État belge pour le stockage des déchets et réserve 8 milliards d’euros pour les travaux de démantèlement des centrales, soit un total de 23 milliards. Les 15 milliards versés par Engie seront placés sous la responsabilité de HEDERA, une institution publique chargée de gérer ce montant pour qu’il soit disponible à l’avenir et dont la création est inscrite dans l’un des projets de loi qui accompagne l’accord.

Les deux réacteurs seront logés dans une société détenue à parts égales par Engie et l’État belge. La prolongation permettra de maintenir 4.000 emplois et d’en créer 200, a assuré M. Saegeman.

L’un des textes qui donnera lieu à d’intenses débats au parlement sera la modification de la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire pour permettre la prolongation de dix ans de Doel 4 et Tihange 3. Plusieurs partis politiques, dans la majorité et l’opposition, souhaitent aller plus loin pour permettre le développement futur de l’énergie nucléaire en Belgique. L’exposé des motifs du projet de loi mentionnera les petits réacteurs modulaires (SMR) dans lesquels le gouvernement a décidé l’an dernier d’investir 100 millions d’euros.

La nouvelle zone Princesse Elisabeth en mer du Nord permettra un triplement de la production d’énergie éolienne offshore. « Nos éoliennes en mer produiront suffisamment d’énergie pour alimenter tous les foyers belges en électricité verte et abordable », a assuré Mme Van der Straeten. « Nous sommes complètement dans le bon timing pour atteindre cet objectif ».

Le permis environnemental a été délivré, les tests préparatoires sont terminés, et la conception a été ajustée pour renforcer la biodiversité en mer du Nord. Le consortium belge De Nul et DEME commencera la construction de l’île en février. L’île sera en principe opérationnelle en 2026 et en 2028, les premières éoliennes seront connectées. Parmi les critères, figurera la participation citoyenne, c’est-à-dire la possibilité de vendre une partie de l’électricité produite directement aux consommateurs dans le cadre de contrats à long terme, appelés PPA.

La signature de l’accord est intervenue alors que la COP28 accouchait de ses conclusions à Dubaï. Pour la première fois, un texte issu de cette conférence de 200 États appelle à réaliser une transition hors des énergies fossiles en vue d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Aux yeux du Premier ministre, il s’agit là de la démonstration de la mise en œuvre d’un tel objectif par la Belgique.

Le gestionnaire des déchets tire la sonnette d’alarme sur la sûreté nucléaire

L’Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (Ondraf) craint de ne pas pouvoir mener correctement ses missions pour des raisons budgétaires, relate L’Echo mercredi.

Dans une lettre à la ministre de l’Énergie Tinne Van der Straeten (Groen) et au ministre de l’Économie Pierre-Yves Dermagne (PS) consultée par le quotidien, l’Ondraf affirme qu’il ne disposera pas de suffisamment de ressources pour répondre à certaines exigences de sûreté et continuer à payer son personnel. L’organisme craint ainsi de devoir licencier 140 personnes sur ses 750 salariés.

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L’Ondraf reçoit 69 millions d’euros par an pour assainir le passif nucléaire de l’ancienne usine de retraitement Eurochemic à Dessel (BP1) et des installations à l’arrêt du centre de recherche SCK CEN (BP2). Il estime toutefois avoir besoin de 1,15 milliard d’euros au cours des cinq prochaines années et dit ainsi ne pouvoir réaliser que 40% de son plan quinquennal d’assainissement, ce qui posera des problèmes de sûreté, avertit-il.

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Commentaires

2 Commentaires

  • Collinet robert

    La prolongation doit être de 20 ans et la construction de nouvelles centrales doit commencer le plus vite possible

  • coquelet jacques

    fameux camouflé pour la secte verte écolo procharia lol

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